Répertoire local
Un répertoire local est la liste tenue des lieux et de leurs coordonnées. Ce n'est pas un annuaire grand public, ni une fiche Google.
Un répertoire local est un inventaire : les lieux, avec le nom, l'adresse, le téléphone, parfois le métier et l'horaire, rangés pour qu'on puisse les retrouver et les comparer. Il peut être le tableur du gérant, le fichier d'une association de commerçants, la base d'une mairie, le registre d'un réseau. On ne l'ouvre pas pour flâner. On l'ouvre pour savoir ce qui est inscrit, et si c'est encore vrai.
L'annuaire local est la vitrine par ville, faite pour un lecteur. L'annuaire professionnel est la vitrine par métier. Le répertoire est en amont, ou à côté : la liste de travail. Un annuaire publie. Un répertoire retient. Quand les deux existent, le répertoire doit pouvoir dire d'où vient chaque ligne publiée. Sinon personne ne sait laquelle corriger en premier.
Ce n'est pas la fiche établissement Google. La fiche est une page publique, chez Google. Le répertoire peut contenir une ligne « fiche Google » parmi d'autres lignes. Il ne les remplace pas. Ce n'est pas non plus le profil d'établissement, qui est l'écran de gestion de cette fiche. Le répertoire, lui, peut lister plusieurs présences : Google, le site, deux annuaires, la page de l'office.
Ce qu'une bonne liste contient
Une ligne par lieu, pas par idée marketing. Le commerce avec une adresse a une ligne. Le deuxième établissement a une autre ligne, avec son propre téléphone s'il est différent. Le traiteur sans accueil du public a une ligne qui le dit, au lieu d'une fausse devanture. Mélanger les trois dans une seule rangée « la marque » produit des citations locales impossibles à accorder.
Les champs minimaux sont ceux du Name Address Phone : nom, adresse, téléphone, écrits une fois, de la façon qui sert de référence. À côté : l'URL de chaque page où cette ligne est reprise, et la date du dernier contrôle. Sans date, une liste a l'air complète et elle a deux ans. Sans URL, on croit être « dans l'annuaire de la ville » sans pouvoir ouvrir la page.
Le métier y figure en clair, le même mot que la catégorie principale, même si le répertoire n'est pas Google. Quand la salle change de carte au point de changer de métier, la ligne change. Un ancien « bar » devenu « restaurant » laisse sinon des répertoires partenaires annoncer le mauvais service.
À quoi il sert le lundi matin
Il sert quand quelque chose change. Nouveau numéro, travaux, fermeture du lundi, reprise du fonds. Vous ouvrez le répertoire et vous voyez les cinq endroits à prévenir. Sans lui, vous corrigez Google, vous oubliez l'office, et pendant un trimestre la fiche établissement Google et les papillons de la mairie ne disent plus la même adresse. La cohérence NAP n'est pas un état magique. C'est le résultat de cette liste parcourue.
Il sert quand quelqu'un d'autre publie à votre place. Une association, un franchiseur, une plateforme de réservation. Le répertoire dit quelle version vous avez autorisée. Si le partenaire a encore l'adresse de l'an dernier, vous le voyez parce que votre ligne de référence n'est pas la sienne. Vous ne le voyez pas si la seule version « officielle » est dans la tête du gérant.
Il sert à ne pas s'inscrire partout. Une ligne « ne pas créer » est aussi utile qu'une ligne « à corriger ». Les répertoires lointains, les sites qui réclament un paiement pour rester visibles, les doublons : les noter évite de recommencer le débat tous les six mois. Le répertoire est une mémoire, pas une collection à faire grossir.
Ce qu'il n'est pas
Il n'est pas un score. Compter le nombre de lignes ne dit pas si vous êtes facile à trouver. La présence locale se juge en cherchant le commerce comme un client, pas en comptant les rangées du tableur. Dix lignes fausses font une présence pire que trois lignes justes.
Il n'est pas public par obligation. Le vôtre peut rester interne. Celui d'une mairie ou d'un office est public : c'est alors à la fois un répertoire et une source de citations. Vous ne le contrôlez pas entièrement. Vous pouvez demander une correction. Vous gardez dans votre liste la date où vous l'avez demandée, pour relancer sans tout réécrire.
Il n'alimente pas tout seul les annuaires. Recopier le tableur dans cinq formulaires un dimanche, puis ne plus y toucher, fige les fautes en cinq exemplaires. Chaque copie mérite une relecture sur la page publiée. Le répertoire note l'écart. Il ne le ferme pas à votre place.
Erreurs
Appeler « répertoire » une pile de PDF et de cartes de visite dans un tiroir. Si on ne peut pas comparer le téléphone du tiroir à celui de la fiche en une minute, ce n'est pas un inventaire. Une page, ou un tableur, avec les trois champs et les liens.
Laisser chaque associé tenir le sien. Deux répertoires, deux vérités. Un seul fait référence. Les autres sont des brouillons.
Y mettre des mots-clés à la place du nom, « pour le jour où l'on s'en servira sur le site ». Le répertoire répète l'identité. Le mot-clé local se choisit ailleurs, en petit nombre. Les mélanger donne des exports d'annuaire avec des noms que la devanture ne porte pas.
Oublier les fermetures. Une ligne sans mention « fermé » continue d'être envoyée à un annuaire qui affiche le commerce comme ouvert. La date de fermeture fait partie de l'inventaire, au même titre que l'adresse.
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