Zone géographique
La zone géographique est le territoire d'où viennent vraiment vos clients, ou celui où vous vous déplacez. Ce n'est pas une liste de villes dans la fiche.
La zone géographique est le territoire de votre activité : le quartier d'où viennent les couverts, les communes où vous livrez, le secteur où le dépanneur se déplace. C'est un fait du commerce. Ce n'est pas le point GPS du client, qui relève de la recherche géolocalisée. Ce n'est pas non plus, à lui seul, le champ zone desservie de la fiche. Ce champ ne sert que si vous allez chez le client. Une salle qui reçoit du public a une zone géographique même quand son adresse est affichée.
On la distingue du mot-clé local, qui est un mot, et de l'intention locale, qui est un geste. La zone dit où. Elle ne dit pas quoi, ni quoi faire.
Deux territoires qu'il ne faut pas mélanger
Le territoire d'attraction. Les gens se déplacent jusqu'à vous. Pour un restaurant, c'est souvent quelques rues à pied le midi, un peu plus le soir, parfois une gare si vous êtes à côté. Vous ne le dessinez pas dans Google. Vous le constatez : d'où viennent les réservations, les avis qui citent un bureau ou un métro, les habitués. Ce territoire ne s'élargit pas en écrivant des noms de villes dans la description d'établissement.
Le territoire d'intervention. Vous vous déplacez. Livraison, dépannage, soins à domicile. Là, la fiche a un outil : la zone desservie, et éventuellement le masquage de l'adresse si personne n'est reçu sur place. C'est l'établissement de zone desservie. Les communes déclarées doivent être celles où vous dites oui au téléphone.
Un commerce peut avoir les deux. Le restaurant sert en salle et livre dans trois codes postaux. L'adresse reste visible, parce que l'on peut venir. La zone de livraison s'ajoute, elle ne remplace pas la porte. Masquer l'adresse d'une salle pour « couvrir plus large » retire le territoire d'attraction et promet un territoire d'intervention que la salle n'est pas.
Comment Google situe votre activité
Pour un établissement avec adresse, Google situe la fiche par le point sur la carte. La distance du classement local se mesure depuis le chercheur jusqu'à ce point. Votre zone d'attraction imaginaire, « tout le centre-ville », n'entre pas dans un réglage. Si le client est loin du point, vous êtes loin, même si vous avez cité son quartier dans un texte.
Pour une activité sans accueil du public, Google situe à partir de l'adresse non publiée et des zones déclarées. Élargir la liste ne crée pas des équipes ni des scooters. Cela crée des appels auxquels vous répondrez non. Google limite le nombre de zones que l'on peut enregistrer. Le chiffre exact peut évoluer. L'usage juste, lui, ne change pas : des secteurs que vous nommez sans hésiter.
La recherche géolocalisée part du client, pas de votre zone commerciale. Deux notions se croisent seulement quand son point tombe dans le territoire que vous servez vraiment. Vouloir être la réponse de toutes les recherches de l'agglomération, avec une seule porte, ignore cette croisée.
Ce que vous inscrivez, et ce que vous laissez dehors
Inscrivez l'adresse de la porte si les clients viennent. Vérifiez le point. Dans la description, une indication de repère est utile : « face au marché », « à la sortie du métro ». Ce n'est pas une liste de communes limitrophes.
Si vous livrez ou vous déplacez, inscrivez les villes ou les secteurs réels dans la zone desservie, ceux du planning de la semaine, pas ceux du projet de l'an prochain. Alignez cette liste avec ce que la caisse et le standard acceptent. Si le livreur s'arrête à un périphérique, la fiche s'arrête au même endroit.
Ne mettez pas la zone dans le nom. « Restaurant Marie – Lyon, Villeurbanne, Caluire » n'est pas une enseigne. Les règles de représentation demandent le nom du lieu. La zone, si elle existe, a son champ.
Sur le site, une page « où nous trouver » avec l'adresse, un plan, et le cas échéant les secteurs livrés, aide après le clic. Une page par commune, au texte identique, répète une zone que vous ne tenez pas. Mieux vaut une carte de livraison à jour qu'une collection de titres.
Regardez vos avis et vos tickets pendant un mois. Notez les quartiers cités. Si tout le monde vient de deux rues, votre zone géographique est ces deux rues, même si vous rêvez plus large. La fiche doit être imbattable pour ces deux rues : horaire, façade, catégorie. C'est là que la visibilité locale a un sens.
Erreurs de territoire
Citer dix villes dans la description pour élargir la zone. Le texte ne déplace pas le point. Il fatigue le lecteur qui voulait savoir si vous êtes près de son métro.
Cacher l'adresse d'un restaurant pour apparaître comme un établissement de zone. Vous perdez l'itinéraire de ceux qui voulaient s'asseoir, et vous n'êtes pas pour autant le livreur de toute la métropole.
Ouvrir une seconde fiche « antenne » à une adresse où il n'y a qu'une cuisine fantôme ou une boîte postale, afin de couvrir un autre quartier. Chaque fiche doit correspondre à un lieu réel qui reçoit, ou à une zone réelle d'intervention. Pas à un trou dans la carte que vous voudriez occuper.
Confondre votre zone et le cadre de la carte que le client a sous les yeux. Il peut chercher à la gare alors que votre zone d'habitués est le quartier d'à côté. Vous ne le ramenez pas en ajoutant « gare » dans les services. S'il est trop loin pour venir, la distance fait son travail.
Termes liés
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