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Glossaire

Requête locale

La requête locale est la phrase exacte saisie ou dite à Google pour trouver un commerce, avec ou sans nom de ville.

La requête locale est la phrase elle-même. Pas le besoin, qui est la recherche locale. Pas le point GPS, qui est la recherche géolocalisée. « Italien terrasse », « pizza lyon 3 », « brunch ouvert dimanche » : trois requêtes, trois façons d'écrire un besoin proche. Savoir les lire évite de remplir la fiche avec des villes, et aide à reconnaître les mots que vos clients utilisent vraiment au téléphone.

Le mot-clé local viendra plus loin : c'est le mot que vous, commerçant, décidez de refléter dans la fiche. La requête, c'est le mot du client, avant votre décision. On part de ce qu'il dit. On ne part pas d'une liste d'outil.

Trois formes de phrases, au comptoir comme sur Google

La requête explicite nomme le lieu : « coiffeur Villeurbanne », « restaurant vue Rhône », « boulangerie rue de la République ». Le quartier ou la ville fait partie de la phrase. Le client a déjà choisi un secteur, parfois parce qu'il y sera, parfois parce qu'il y habite.

La requête implicite ne nomme rien : « baguette », « ramen », « coupe homme ». Le lieu est celui du téléphone. La phrase a l'air courte. Elle est pourtant locale, parce que Google la situe. Répéter la ville dans votre description d'établissement n'ajoute pas ce que le téléphone sait déjà.

La requête qualifiée ajoute une condition : « ouvert », « terrasse », « menu enfant », « sans rendez-vous », « halal », « végétarien », « parking ». Ce n'est pas un second métier. C'est un filtre. Il correspond souvent à un attribut Google, à un horaire, ou à un service Google, pas à une nouvelle catégorie principale.

Un restaurateur entend ces trois formes toute la semaine. « Vous êtes dans quel coin ? » est la requête explicite. « Vous avez de la place là ? » est l'implicite, le client est déjà dans le secteur. « Vous avez une terrasse ? » est la qualifiée. La fiche doit pouvoir répondre aux trois sans changer de nom.

Comment Google rapproche la phrase et la fiche

Google compare la requête à ce qu'il sait de la fiche : catégorie, services, attributs, horaires, parfois le texte des avis et le nom réel. Il ne publie pas la liste des champs qui « matchent » chaque mot. On observe plutôt ceci, sans en faire une règle chiffrée.

Le métier de la phrase (« pizzeria », « bar à vins », « salon ») se joue d'abord sur la catégorie. Un mot de plat très précis (« burrata », « ramen au miso ») se joue plutôt sur les services, la description courte, le menu si vous en montrez un, et ce que les avis répètent. Le quartier nommé dans la phrase se joue sur l'adresse réelle et la distance, pas sur une répétition du nom de rue dans le titre.

« Ouvert » et « ouvert maintenant » se jouent sur les horaires d'ouverture. Une requête qualifiée par l'heure est perdue si la fiche ment d'une heure. « Terrasse » se joue sur l'attribut, à condition que la terrasse existe. La cocher en hiver, quand les tables sont rentrées, répond à la requête et déçoit sur place.

La intention locale est le geste derrière la phrase : venir, appeler, réserver. Deux requêtes différentes peuvent porter la même intention. « Table pour deux ce soir » et « italien ouvert » ne s'écrivent pas pareil. Les traiter comme deux métiers à part serait une erreur de lecture.

Ce que vous faites avec les phrases réelles

Pendant une semaine, notez les mots du téléphone et de la salle, pas ceux d'un générateur. Cinq questions reviennent presque toujours : le type de cuisine ou de prestation, le créneau, une contrainte (enfant, terrasse, prix), le quartier, le nom de l'enseigne quand la personne vous connaît déjà.

Sur la fiche, rangez ces mots au bon endroit.

Le type de cuisine ou de métier va dans la catégorie, une seule, la plus juste. Les plats ou les gestes que l'on vous demande souvent vont dans les services, avec les noms que les clients prononcent. « Formule déjeuner », « pizza à emporter », « coupe barbe ». Pas une liste de cinquante synonymes.

Les contraintes vraies vont dans les attributs : terrasse, accès, Wi-Fi, repas sur place. Les créneaux vont dans les horaires, y compris le service continu ou la fermeture entre midi et soir s'il y en a une.

La description d'établissement peut reprendre une phrase humaine : le style de table, le quartier tel qu'un client le dirait. Elle ne devient pas un catalogue de requêtes. 750 caractères ne suffisent pas à caser une ville par ligne, et ce n'est pas le but du champ.

Sur le site, une page qui répète l'adresse, le menu et les horaires aide celui qui clique après la fiche. Une page par variante de requête, au texte identique, n'apprend rien à personne. Mieux vaut une carte à jour qu'une dizaine de titres « pizza + nom de rue ».

Erreurs de collection de phrases

Coller les requêtes dans le nom de l'établissement. « Pizza burger brunch Lyon 6 » n'est pas une enseigne. Les règles de représentation demandent le nom réel. Le client ne le retrouve pas sur la vitre, et la fiche décrit un agrégat de mots, pas une salle.

Créer une requête cible par arrondissement alors que vous n'avez qu'une porte. Vous n'êtes pas le restaurant de chaque rue que vous citez. La distance, lors d'une recherche géolocalisée, le rappelle.

Prendre la requête la plus tapée de France pour un métier que vous ne faites qu'une fois par mois. Si « sushi » est très cherché et que vous servez des sushis le jeudi en plus d'une carte française, la requête principale de la fiche reste votre métier habituel. Le jeudi peut être un service, pas une nouvelle identité.

Oublier la requête de marque. Une part des clients tape votre nom, parfois mal orthographié. Le nom sur la fiche doit être celui qu'ils ont lu sur la carte ou sur l'auvent, pas une version « optimisée ». S'ils ne vous trouvent pas en vous cherchant, le reste des phrases importe peu.

Termes liés

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