Intention de recherche
L'intention de recherche est le but de la personne : comprendre, trouver un lieu, acheter ou joindre une enseigne. L'intention locale n'en est que le cas du geste sur place.
L'intention de recherche est ce que la personne cherche à accomplir en tapant sa phrase. Comprendre quelque chose. Retrouver un site qu'elle connaît. Acheter. Trouver un lieu et s'y rendre. La phrase est courte. Le but est plus net qu'il n'y paraît. « Four » peut être une recette, un magasin, ou un dépannage. L'intention tranche. Les mots seuls ne tranchent pas.
L'intention locale est le cas où le but est un geste de proximité : venir, appeler, réserver, se faire livrer. C'est celle qui concerne directement la fiche. Cette page-ci est le cadre plus large. Toutes les intentions ne sont pas locales. Traiter chaque recherche comme une envie de pousser votre porte fait écrire une fiche qui promet une visite à des gens qui voulaient une définition, ou un tutoriel à des gens qui étaient devant chez vous.
La requête locale est la phrase. L'intention est le but. Deux phrases, « menu » et « réserver une table », peuvent viser votre enseigne avec deux buts. Le mot-clé local est ce que vous retenez pour décrire le métier. Il ne dit pas, à lui seul, ce que le client veut faire ensuite.
Quatre buts qu'on croise au comptoir
Savoir. « Quelle différence entre une pâte fine et une pâte épaisse », « heure légale d'ouverture du dimanche ». La personne ne cherche pas encore votre salle. Une fiche peut apparaître si la question est locale (« à quelle heure ouvre X »). La réponse est alors un fait, les horaires d'ouverture, pas un discours. Pour une question générale, votre fiche n'est pas le bon format. Votre site peut l'être, sans que ce soit un échec de Maps.
Aller quelque part. « Pizzeria ouverte », « itinéraire Chez Lina ». C'est l'intention locale. La fiche établissement Google est faite pour ça : adresse, ouvert maintenant, bouton pour y aller. Si la fiche est fausse, l'intention est là et le geste casse. C'est le cas le plus important pour un commerce de lieu.
Faire une démarche. Réserver, commander, appeler. Proche du précédent, mais le geste n'est pas forcément le déplacement immédiat. Le bouton doit marcher. Une intention d'appel avec un numéro mort est une intention tenue jusqu'à la sonnerie. La conversion locale commence là.
Retrouver votre nom. La personne sait déjà qui vous êtes. Elle veut la bonne fiche, pas un article. L'intention est de vous joindre, vous. Un homonyme devant vous vole cette intention. Le test par le nom, en navigation privée, est le test de cette intention-là.
Comment la reconnaître sans se tromper de page
Regardez ce que la SERP Google montre déjà. Un encart de lieux, une carte : Google a penché pour une intention de lieu. Un bloc de définition, des articles : plutôt une intention de savoir. Les deux peuvent coexister. Vous ne forcez pas l'encart en répétant la question dans la description. Vous occupez bien le format qui correspond à ce que vous êtes. Un restaurant n'a pas à gagner la page « histoire de la pizza ». Il a à être juste dans l'encart « manger ce soir ».
Écoutez la fin de la phrase au téléphone. « Je voulais savoir si » est souvent un fait (terrasse, menu, chien). « Je voudrais venir » est un déplacement. « Je vous ai vus mais je ne trouve pas le numéro » est une intention de contact ratée. Ces phrases valent les requêtes de recherche de l'écran. Elles disent le but, pas seulement le mot.
Ne mélangez pas avec l'intention locale quand vous décidez d'une page de site. Une page « notre histoire » sert une intention de savoir. Une page « réserver » sert une intention d'action. Le même texte fourre-tout sert mal les deux. La fiche Google, elle, reste du côté du lieu et du contact. On n'y met pas le récit à la place de l'horaire.
Ce qu'on ne fait pas de l'intention
On ne la devine pas pour la manipuler. Ajouter « pas cher », « urgent », « meilleur » pour capter des intentions que la salle ne tient pas attire un but que vous décevrez. L'intention se respecte en étant le bon type de lieu, pas en collectant tous les buts.
On ne la confond pas avec une requête géolocalisée. La ville dans la phrase ne dit pas le but. « Lyon 4 » peut accompagner une envie de comprendre un quartier ou une envie de dîner. Le lieu précise où. L'intention dit quoi faire. Les deux se lisent ensemble. L'une ne remplace pas l'autre.
On n'en fait pas un score. Aucun champ Google ne s'appelle intention. Les outils qui étiquettent vos phrases le font selon leurs règles. Utile comme hypothèse. À vérifier avec ce que la salle entend. L'analyse locale peut partir d'une intention mal servie : les gens veulent réserver, rien ne le permet. L'action est alors un moyen de réserver, pas un nouveau paragraphe de mots-clés.
Erreurs
Répondre à toutes les intentions avec la fiche seule. La fiche est forte pour venir et appeler. Elle est courte pour expliquer une carte entière. Le site, s'il existe, prend le récit. La fiche garde les faits qui évitent un déplacement inutile.
Ignorer l'intention « retrouver le nom » parce qu'elle semble déjà gagnée. C'est celle que vous perdez le jour où un doublon ou un ancien listing local passe devant. Testez le nom. Ce n'est pas vaniteux. C'est le chemin de ceux qui ont déjà décidé.
Classer « près de moi » automatiquement en intention locale sans lire le métier. « Urgent plombier près de moi » et « histoire près de moi » ne demandent pas la même page. Le « près de moi » dit le point. Le premier mot dit le but. L'intention locale s'applique quand le but est un commerce à rejoindre, pas dès qu'un lieu est mentionné.
Changer la catégorie pour coller à une intention à la mode, éloignée du service. Vous serez trouvé pour un but que vous ne remplissez pas. Les avis décriront le malentendu. L'intention que vous pouvez honorer est celle qui correspond au métier réel.
Termes liés
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