Cohérence des données locales
La cohérence des données locales est l'accord des horaires, de la catégorie, de l'URL et du reste, en plus du nom, de l'adresse et du téléphone.
La cohérence des données locales est l'accord de tout ce qu'un client peut vérifier d'un écran à l'autre : pas seulement le nom, l'adresse et le téléphone, mais aussi les horaires, la catégorie, l'adresse du site, le fait d'avoir une terrasse ou non, le texte court qui dit ce que vous faites. Deux pages « du même commerce » qui se contredisent sur un de ces points sont incohérentes, même si le numéro est juste.
La cohérence NAP est le noyau : trois champs. Cette page commence là où le noyau s'arrête. Vous pouvez avoir un Name Address Phone impeccable et un lundi annoncé fermé sur la fiche, ouvert sur l'annuaire. Le client vient. La porte est close. Le trio n'était pas en cause. Les données autour, si.
Les données locales sont l'ensemble de ces champs structurés. La cohérence est leur qualité d'être les mêmes. Avoir beaucoup de données n'est pas être cohérent. Avoir peu de données, justes et répétées à l'identique, l'est souvent davantage.
Quels champs, dans quel ordre
Après le trio, les horaires. Ce sont les horaires d'ouverture réels, y compris la coupure de l'après-midi et le jour de fermeture. Les horaires exceptionnels (fêtes, travaux, vacances) se mettent sur la fiche. Un annuaire qui ne connaît pas les exceptions ne doit pas, en compensation, afficher « ouvert tous les jours ». Mieux vaut des horaires de semaine justes et une phrase « voir la fiche pour les jours fériés » qu'une grille inventée.
Ensuite la catégorie. La catégorie principale de Google et la rubrique de l'annuaire professionnel doivent désigner le même métier. « Restaurant » d'un côté et « bar » de l'autre attirent deux attentes. Le client déçu écrit un avis sur ce malentendu. La catégorie secondaire, si vous en avez une vraie, ne contredit pas la principale.
Puis l'URL. Le même site, la même page de contact ou de réservation, pas une fois le site et une fois un ancien compte de réseau social comme « site officiel ». Un lien cassé est une donnée locale fausse. On clique. On ne suppose pas.
Enfin le texte et les attributs. La description de l'établissement et les attributs Google (terrasse, wifi, accessibilité, repas sur place) disent des faits. Si l'annuaire dit « terrasse » et que la terrasse a été fermée en mars, les deux pages divergent. Le fait a changé. Les copies doivent suivre, ou ne pas affirmer ce qu'elles ne savent plus.
Comment on s'en aperçoit
On ne relit pas quarante sites. On relit la fiche, le site, et les deux listings que le répertoire local marque comme vus par des clients. On cherche le nom. On note chaque contradiction en une phrase : « annuaire : ouvert le lundi ; fiche : fermé ». Cette phrase est une tâche, pas un indicateur.
Les photos participent quand elles promettent un lieu qui n'existe plus : ancienne salle, ancienne façade, plat retiré. Une photo n'est pas un champ NAP. Elle est une donnée que le client croit. La laisser deux ans après les travaux n'est pas neutre. Ce n'est pas non plus le premier chantier si le téléphone est faux. L'ordre reste : se perdre, sonner dans le vide, venir un jour fermé, puis le reste.
Un outil qui « surveille la cohérence » peut lister des écarts. Il se trompe sur les abréviations et sur les horaires copiés en fuseau douteux. Vous ouvrez la page. Le rapport ne remplace pas la lecture. Il ne dit pas non plus que Google vous classe mieux parce que le rapport est vert. Rien de tel n'est publié. La popularité locale parle de notoriété, pas d'un score de cohérence.
Quand les données ont le droit de différer
Le texte long du site et les 750 caractères de la description Google ne seront pas identiques mot pour mot. La cohérence porte sur les faits, pas sur le style. « Pâte au feu de bois, fermé le mardi » doit être vrai des deux côtés. La phrase peut changer.
Le siège social et le lieu de visite diffèrent. Ce n'est pas une incohérence si chaque page dit de quoi elle parle. C'en est une si les deux adresses sont présentées comme l'endroit où déjeuner.
Une plateforme de livraison peut avoir ses propres horaires de service, plus courts que l'ouverture de la salle. Il faut que ce soit écrit. Un horaire unique recopié partout, alors que la livraison s'arrête à 21 h et la salle à 22 h 30, crée de faux retards. Deux horaires nommés valent mieux qu'un horaire « moyen ».
Erreurs
Tout mettre dans le mot NAP pour faire court en réunion. L'équipe vérifie le numéro et coche la case. Les horaires restent faux. Appelez les champs par leur nom.
Copier la fiche vers les annuaires une fois, puis éditer la fiche chaque semaine sans jamais relancer la copie. La cohérence se défait par les mises à jour, pas seulement par la négligence initiale. Chaque changement d'horaire exceptionnel a une liste courte de pages à toucher.
Harmoniser la description en la gonflant des mêmes mots-clés partout. Les pages se ressemblent. Elles ne deviennent pas plus vraies. Et le nom ne doit toujours pas porter ces mots. La cohérence n'autorise pas ce que les règles de la fiche interdisent.
Ignorer les informations d'entreprise qui ne sont pas sur la fiche : raison sociale sur le site, numéro affiché sur une facture de réservation. Le client qui reçoit un reçu au nom d'une autre société croit à une erreur. Un mot dans le pied de page suffit souvent.
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